Parc du cinquantenaire

(690 votes) (732)

Photo_du_jour
À la fin du XIXe siècle, la Belgique nouvellement indépendante est en plein essor économique et industriel. Le roi Léopold II, rejoint par la bourgeoisie dirigeante, a la volonté de doter Bruxelles d’infrastructures, de parcs et de monuments prestigieux dignes d’une capitale. À l’approche du cinquantième anniversaire de l’indépendance, le choix est fait pour y organiser les célébrations, d’un terrain, champ de manœuvres de l’armée et situé sur le territoire de la commune d’Etterbeek. Annexé à la ville de Bruxelles, l’endroit est aménagé pour le jubilé (1880). On y organise les festivités ainsi qu’une exposition nationale des produits de l'art et de l'industrie belges. Une deuxième exposition et un Grand Concours International des Sciences et de l'Industrie sont organisés en 1888. À cette occasion, l'architecte Gédéon Bordiau, conçoit le projet de concentrer en un seul lieu « tout le savoir de la nation » dans un Palais du Cinquantenaire. Il construit deux bâtiments reliés entre eux par des colonnades semi-circulaires avec au centre une arcade provisoire à arc unique. L’ensemble est orienté sur un axe, faisant face à la perspective du palais royal et du centre de la ville, et à l'arrière duquel débute l’avenue de Tervuren, longue d’une dizaine de kilomètres, que le roi fera tracer pour relier la ville au château et domaine royal. Le tracé du parc est conçu pour accueillir les pavillons des exposants. Pour l’exposition universelle de 1897 des bâtiments supplémentaires sont ajoutés dont les halles vitrées monumentales placées de part et d’autre d’une vaste cour (esplanade) située derrière l’arcade. Le projet d’y montrer également les collections issues de L’État indépendant du Congo sera abandonné par manque d’espace, elles seront donc exposées à Tervuren à l’endroit où se trouve aujourd’hui le Musée royal de l’Afrique centrale. Les nombreux visiteurs de l’exposition (un million) se déplaceront d'un site à l'autre. Après le décès du premier architecte, Charles Girault établit les plans d’une triple arcade qui sera financée directement par le roi. Elle sera inaugurée en 1905 à l’occasion du 75e anniversaire de la Belgique. Les trois arcs de même largeur et hauteur, sont surmontés par le quadrige, une sculpture de bronze imposante, le Brabant debout sur un char tiré par quatre chevaux brandi un drapeau. Au pied des colonnes, les huit autres provinces sont représentées. Le parc atteint sa taille actuelle (30 hectares), limitée par l’urbanisation des abords. Il restera un lieu de foires et d’exposition jusque dans les années 1930, à la construction des Palais du Heysel. Photo: Simon (16/10/2011)
Boitier
Panasonic - DMC-TZ10
Focale (+eq 35mm)
21mm (143mm)
Ouverture
f/4.4
Obturation
1/5 s
ISO
400
PdC (mm)
8 D^2

Publier un commentaire !!


Vérificateur:(les 7 lettres qui débutent les rubriques du menu HPP..)